Au bonheur des Dames
Au Bonheur des Dames est un roman d'Émile Zola publié en 1883, le onzième volume de la série Les Rougon-Macquart. À travers une histoire sentimentale à l'issue inhabituellement heureuse, le roman vous entraîne dans le monde des grands magasins


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BnF (Emile Zola)

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Posté à: 13:55, mercredi 22 août 2007
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Posté à: 16:24, jeudi 5 juillet 2007
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Posté à: 15:39, jeudi 5 juillet 2007
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Début du roman

I

 

 

                    Denise était venue à pied de la gare Saint-Lazare, Où un train de Cherbourg l'avait débarquée avec ses deux frères, après une nuit passée sur la dure banquette d'un wagon de troisième classe. Elle tenait par la main Pépé, et Jean la suivait, tous les trois brisés du voyage, effarés et perdus, au milieu du vaste Paris, le nez levé sur les maisons, demandant à chaque carrefour la rue de la Michodière, dans laquelle leur oncle Baudu demeurait. Mais, comme elle débouchait enfin sur la place Gaillon, la jeune fille s'arrêta net de surprise.

- Oh ! dit-elle, regarde un peu, Jean ! Et ils restèrent plantés, serrés les uns contre les autres, tout en noir, achevant les vieux vêtements du deuil de leur père.

Elle, chétive pour ses vingt ans, l'air pauvre, portait un léger paquet ; tandis que, de l'autre côté, le petit frère, âgé de cinq ans, se pendait à son bras, et que, derrière son épaule, le grand frère, dont les seize ans superbes florissaient, était debout, les mains ballantes.

- Ah bien ! reprit-elle après un silence, en voilà un magasin ! C'était, à l'encoignure de la rue de la Michodière et de la rue Neuve-Saint-Augustin, un magasin de nouveautés dont les étalages éclataient en notes vives, dans la douce et pâle journée d'octobre. Huit heures sonnaient à Saint-Roch, il n'y avait sur les trottoirs que le Paris matinal,les employés filant à leur à bureaux et les ménagères courant les boutiques. Devant la porte, deux commis, montés sur une échelle double, finissaient de pendre des lainages, tandis que, dans une vitrine de la rue Neuve-Saint-Augustin, un autre commis, agenouillé et le dos tourné, plissait délicatement une pièce de soie bleue. Le magasin, vide encore de clientes, et où le personnel arrivait à peine, bourdonnait à l'intérieur comme une ruche qui s'éveille.

- Fichtre ! dit Jean. Ça enfonce Valognes... Le tien n'était pas si beau. Denise hocha la tête. Elle avait passé deux ans là-bas, chez Cornaille, le premier marchand de nouveautés de la ville ; et ce magasin, rencontré brusquement, cette maison énorme pour elle, lui gonflait le coeur, la retenait, émue, intéressée, oublieuse du reste. Dans le pan coupé donnant sur la place Gaillon, la haute porte, toute en glace, montait jusqu'à l'entresol, au milieu d'une complication d'ornements, chargés de dorures. Deux figures allégoriques, deux femmes riantes, la gorge nue et renversée, déroulaient l'enseigne : Au Bonheur des Dames. Puis, les vitrines s'enfonçaient, longeaient la rue de la Michodière et la rue Neuve-Saint-Augustin, où elles occupaient, outre la maison d'angle, quatre autres maisons, deux à gauche, deux à droite, achetées et aménagées récemment. C'était un développement qui lui semblait sans fin, dans la fuite de la perspective, avec les étalages du rez-de-chaussée et les glaces sans tain de l'entresol, derrière lesquelles on voyait toute la vie intérieure des comptoirs. En haut, une demoiselle, habillée de soie, taillait un crayon, pendant que, près d'elle, deux autres dépliaient des manteaux de velours.

- Au Bonheur des Dames, lut Jean avec son rire tendre de bel adolescent, qui avait eu déjà une histoire de femme à Valognes. Hein ? c'est gentil, c'est ça qui doit faire courir le monde !

Mais Denise demeurait absorbée, devant l'étalage de la porte centrale. Il y avait là, au plein air de la rue, sur le trottoir même, un éboulement de marchandises à bon marché, la tentation de la porte, les occasions qui arrêtaient les clientes au passage.

Cela partait de haut, des pièces de lainage et de draperie, mérinos, cheviottes, molletons, tombaient de l'entresol, flottantes comme des drapeaux, et dont les tons neutres, gris ardoise, bleu marine, vert olive, étaient coupés par les pancartes blanches des étiquettes. À côté, encadrant le seuil, pendaient également des lanières de fourrure, des bandes étroites pour garnitures de robe, la cendre fine des dos de petit-gris, la neige pure des ventres de cygne, les poils de lapin de la fausse hermine et de la fausse martre. Puis, en bas, dans des casiers, sur des tables, au milieu d'un empilement de coupons, débordaient des articles de bonneterie vendus pour rien, gants et fichus de laine tricotés, capelines, gilets, tout un étalage d'hiver, aux couleurs bariolées, chinées, rayées, avec des taches saignantes de rouge.

Denise vit une tartanelle à quarante-cinq centimes, des bandes de vison d'Amérique à un franc, et des mitaines à cinq sous.

C'était un déballage géant de foire, le magasin semblait crever et jeter son trop-plein à la rue.

L'oncle Baudu était oublié. Pépé lui-même, qui ne lâchait pas la main de sa soeur, ouvrait des yeux énormes. Une voiture les força tous trois à quitter le milieu de la place  ; et, machinalement, ils prirent la rue Neuve-saint-Augustin, ils suivirent les vitrines, s'arrêtant de nouveau devant chaque étalage. D'abord, ils furent séduits par un arrangement compliqué : en haut, des parapluies, posés obliquement, semblaient mettre un toit de cabane rustique  ; dessous, des bas de soie, pendus à des tringles, montraient des profils arrondis de mollets, les uns semés de bouquets de roses, les autres de toutes nuances, les noirs à jour, les rouges à coins brodés, les chairs dont le grain satiné avait la douceur d'une peau de blonde  ; enfin, sur le drap de l'étagère, des gants étaient jetés symétriquement, avec leurs doigts allongés, leur paume étroite de vierge byzantine, cette grâce raidie et comme adolescente des chiffons de femme qui n'ont pas été portés. Mais la dernière vitrine surtout les retint. Une exposition de soies, de satins et de velours, y épanouissait, dans une gamme souple et vibrante, les tons les plus délicats des fleurs : au sommet, les velours, d'un noir profond, d'un blanc de lait caillé  ; plus bas, les satins, les roses, les bleus, aux cassures vives, se décolorant en pâleurs d'une tendresse infinie  ; plus bas encore, les soies, toute l'écharpe de l'arc-en-ciel, des pièces retroussées en coques, plissées comme autour d'une taille qui se cambre, devenues vivantes sous les doigts savants des commis  ; et, entre chaque motif, entre chaque phrase colorée de l'étalage, courait un accompagnement discret, un léger cordon bouillonné de foulard crème. C'était là, aux deux bouts, que se trouvaient, en piles colossales, les deux soies dont la maison avait la propriété exclusive, le Paris-Bonheur et le Cuir-d'or, des articles exceptionnels, qui allaient révolutionner le commerce des nouveautés.

- Oh ! cette faille à cinq francs soixante ! murmura Denise, étonnée devant le Paris-Bonheur.

Jean commençait à s'ennuyer. Il arrêta un passant.

- La rue de la Michodière, monsieur ?

Quand on la lui eut indiquée, la première à droite, tous trois revinrent sur leurs pas, en tournant autour du magasin. Mais, comme elle entrait dans la rue, Denise fut reprise par une vitrine, où étaient exposées des confections pour dames. Chez Cornaille, à Valognes, elle était spécialement chargée des confections. Et jamais elle n'avait vu cela, une admiration la clouait sur le trottoir. Au fond, une grande écharpe en dentelle de Bruges, d'un prix considérable, élargissait un voile d'autel, deux ailes déployées, d'une blancheur rousse  ; des volants de point d'Alençon se trouvaient jetés en guirlandes ; puis, c'était, à pleines mains, un ruissellement de toutes les dentelles, les malines, les Valenciennes, les applications de Bruxelles, les points de Venise, comme une tombée de neige. À droite et à gauche, des pièces de drap dressaient des colonnes sombres, qui reculaient encore ce lointain de tabernacle. Et les confections étaient là, dans cette chapelle élevée au culte des grâces de la femme : occupant le centre, un article hors ligne, un manteau de velours, avec des garnitures de renard argenté ; d'un côté, une rotonde de soie, doublée de petit-gris ; de l'autre, un paletot de drap, bordé de plumes de coq  ; enfin, des sorties de bal, en cachemire blanc, en matelassé blanc, garnies de cygne ou de chenille. Il y en avait pour tous les caprices, depuis les sorties de bal à vingt-neuf francs jusqu'au manteau de velours affiché dix-huit cents francs, La gorge ronde des mannequins gonflait l'étoffe, les hanches fortes exagéraient la finesse de la taille, la tête absente était remplacée par une grande étiquette, piquée avec une épingle dans le molleton rouge du col ; tandis que les glaces, aux deux côtés de la vitrine, par un jeu calculé, les reflétaient et les multipliaient sans fin, peuplaient la rue de ces belles femmes à vendre, et qui portaient des prix en gros chiffres, à la place des têtes.

- Elles sont fameuses ! murmura Jean, qui ne trouva rien d'autre pour dire son émotion.

Du coup, il était lui-même redevenu immobile, la bouche ouverte. Tout ce luxe de la femme le rendait rose de plaisir. Il avait la beauté d'une fille, une beauté qu'il semblait avoir volée à sa soeur, la peau éclatante, les cheveux roux et frisés, les lèvres et les yeux mouillés de tendresse. Près de lui, dans son étonnement, Denise paraissait plus mince encore, avec son visage long à bouche trop grande, son teint fatigué déjà, sous sa chevelure pâle. Et Pépé, également blond, d'un blond d'enfance, se serrait davantage contre elle, comme pris d'un besoin inquiet de caresses, troublé et ravi parles belles dames de la vitrine. Ils étaient si singuliers et si charmants, sur le pavé, ces trois blonds vêtus pauvrement de noir, cette fille triste entre ce joli enfant et ce garçon superbe, que les passants se retournaient avec des sourires.

Depuis un instant, un gros homme à cheveux blancs et à grande face jaune, debout sur le seuil d'une boutique, de l'autre côté de la rue, les regardait. C'était là, le sang aux yeux, la bouche contractée, mis hors de lui par les étalages du Bonheur des Dames, lorsque la vue de la jeune fille et de ses frères avait achevé de l'exaspérer. Que faisaient-ils, ces trois nigauds, à bâiller ainsi devant des parades de charlatan ?

- Et l'oncle ? fit remarquer brusquement Denise, comme éveillée en sursaut.

- Nous sommes rue de la Michodière, dit Jean, il doit loger par ici.

Ils levèrent la tête, se retournèrent. Alors, juste devant eux, au-dessus du gros homme, ils aperçurent une enseigne verte, dont les lettres jaunes déteignaient sous la pluie : Au Vieil Elbeuf draps et flanelles, Baudu, successeur de Hauchecorne.

La maison, enduite d'un ancien badigeon rouillé, toute plate au milieu des grands hôtels Louis XIV qui l'avoisinaient, n'avait que trois fenêtres de façade  ; et ces fenêtres, carrées, sans persiennes, étaient simplement garnies d'une rampe de fer, deux barres en croix. Mais, dans cette nudité, ce qui frappa surtout Denise, dont les yeux restaient pleins des clairs étalages du Bonheur des Dames, ce fut la boutique du rez-de-chaussée, écrasée de plafond, surmontée d'un entresol très bas, aux baies de prison, en demi-lune. Une boiserie, de la couleur de l'enseigne, d'un vert bouteille que le temps avait nuancé d'ocre et de bitume, ménageait, à droite et à gauche, deux vitrines profondes, noires, poussiéreuses, où l'on distinguait vaguement des pièces d'étoffe entassées. La porte, ouverte, semblait donner sur les ténèbres humides d'une cave.

Émile Zola
Au Bonheur des Dames


Posté à: 17:09, jeudi 28 juin 2007
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résumé plus rapide

       Denise est une jeune normande d'une vingtaine d'années. A la suite de la mort de ses parents, elle arrive à Paris avec ses deux frères. Elle admire les richesses d'un grand magasin, « Au Bonheur des Dames », mais elle se rend chez son oncle Baudu qui tient une petite boutique de tissus qui se trouve sévèrement concurrencé par Octave Mouret, le directeur de l'immense magasin.
       On découvre progressivement la vie du grand magasin dont le sort repose sur quelques grands produits d'appel comme un tissu de soie, le «Paris-Bonheur», vendu à perte. Beaucoup de vendeurs et de vendeuses, des rayons nombreux, tout un monde très actif où Denise rêve d'être engagée.
Chez Mme Desforges, la maîtresse d'Octave, une société bourgeoise et féminine discute des marchandises offertes. Mouret vient y rencontrer un riche baron qui peut financer les agrandissements qu'il souhaite. Il lui explique ses ambitions. Lors du grand jour où doit être lancée la soie nouvelle, une marée d'acheteuses se précipite au magasin. Pendant ce temps, Denise, qui a été engagée, ne parvient pas à s'imposer, victime des avanies de ses collègues. Parfois consolée par son amie Pauline, Denise n'échappe pas aux soucis d'argent. En plus, elle est mal vue de ses supérieurs et sa vie est bien terne, malgré une sortie où elle rencontre Deloche, un amoureux timide.
À la morte-saison, les employés craignent pour leur emploi et les ambitions s'exaspèrent. Denise est injustement renvoyée, en partie à cause de l'inspecteur Jouve à qui elle a refusé des avances. Elle s'installe alors chez le père Bourras, un artisan lui aussi victime de Mouret, lequel convoite sa maison.
        Malgré sa situation difficile, Denise défend les méthodes de Mouret qui éprouve des sentiments pour elle. Les agrandissements énormes du « Bonheur » amènent les Baudu, cousins de Denise, au désespoir, ils ne vendent plus rien, d'autant plus que leur vendeur, fiancé à la fille de la maison, courtise une vendeuse du Bonheur! Dans le grand magasin, une débauche de marchandises et de réclames attire une foule considérable, dont quelques voleuses. Denise, réengagée, va devenir seconde à son rayon. Au moment de l'inventaire, elle est invitée par Mouret. Cela se sait dans le personnel, mais, contrairement à ce qui se raconte, elle n'a aucune relation amoureuse avec son patron.
        Elle va être humiliée en sa présence par la maîtresse en titre de Mouret qui, devant la froideur de son amant veut lui faire avouer qu'il la trompe. Mouret console Denise et s'en va avec elle. La jeune fille devient alors la "reine du magasin" et fait bénéficier le personnel de sa bonté agissante. C'est l'agonie des petits commerçants: morts, fermetures, expulsions, mais peut-être quand même un progrès général.
        Le triomphe de Mouret est complet dans un décor de «blanc» éclatant: cent mille clientes et un million de recette dans la journée. Il est si enthousiaste qu'il finit par se déclarer à Denise. Le mariage est pour bientôt...

Posté à: 19:19, lundi 25 juin 2007
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Résumé très développé

          En début d'octobre 1864, Denise Baudu, une jeune Normande de 20 ans originaire de Valognes arrive à Paris avec ses frères Jean et Pépé. En effet, leur père, qui a tenu une teinturerie, est décédé, il y a un an des suites d'une maladie dont est morte leur mère un mois avant lui. C'est justement à la mort de leur père que leur oncle, Baudu, écrit à Denise qu'il y aurait bien une place pour elle dans sa boutique et comme Jean a trouvé une place d'apprenti chez un ivoirier à Paris, elle s'est décidée à partir. Mais depuis un an, les affaires ont mal tournées et Baudu ne peut pas embaucher Denise. Il l'emmène alors chez Vinçard, une autre petite boutique, qui doit être prochainement cédée à Robineau qui travaille au « Bonheur des Dames ».
                 "Au Bonheur des Dames" est un grand magasin, actuellement dirigé par Octave Mouret, fils de François Mouret et Marthe Rougon. Le « Bonheur » a été fondé en 1822 par les frères Deleuze. L'aîné des frères étant décédé, Caroline, sa fille, veuve Hédouin se marie avec Mouret. L'oncle Deleuze et Caroline décédant peu après, Mouret est le seul héritier. Il agrandit le magasin qui ruine peu à peu les boutiques du quartier. Les Baudu, tenant le « Vieil Elbeuf » qui se trouve en façe du « Bonheur », en sont exaspérés. Le système de ce magasin est basé sur le renouvellement du capital, c'est-à-dire que même si les prix ne sont pas élevés, les bénéfices peuvent être très importants si la marchandise est sans cesse et très rapidement renouvelée. Le « Bonheur » est un des seuls magasins à vendre le « Paris-Bonheur », une pièce de soie vendue à perte qui attire la clientèle.
Denise, ne pouvant être embauchée par Vinçard, décide d'aller chercher du travail au « Bonheur des Dames ». Là, elle rencontre Henri Deloche, un grand timide pas très à l'aise qui cherche aussi du travail.
                   Chez Mme Desforges, Mouret rencontre le baron Hartmann qui pourrait l'aider à financer les agrandissements de son magasin. En effet le Crédit Immobilier veut faire construire la rue du Dix-Décembre qui passerait devant le « Bonheur ». Mouret voudrait donc s'associer avec lui pour faire du « Bonheur » le plus vaste magasin de Paris qui serait entouré par la rue du Dix-Décembre, la rue Michodière, la rue de Choiseul, la rue Neuve-Saint-Augustin et la rue Monsigny.
                    Grâce à Mouret, qui a remarquée Denise malgré ses allures de paysanne, la jeune femme est engagé par Bourdoncle, l'adjoint au patron, au rayon des confections. En plus de travailler, elle est logée dans une chambre dans le magasin.
Le lundi 10 octobre, c'est son premier jour de travail et c'est aussi celui de la vente des nouveautés d'hiver. Et Denise doit subir les railleries des vendeuses qui, se moquant de ses souliers et de sa chevelure difficile à coiffer, ne lui laissent aucune vente importante. Ainsi, fatiguée de ranger les manteaux dépliés, elle s'angoisse le soir dans sa chambre car elle ne sait pas comment elle va payer la pension de Pépé, gardé par une vieille dame. Jean, ne comprenant pas son désespoir, lui demande des sommes importantes d'argent qu'elle gagne difficilement pour se dépêtrer de ses aventures amoureuses. Il sait manipuler sa sœur : il lui fait même croire qu'il va se faire tuer par un mari jaloux. Heureusement, un soir, Pauline, sa nouvelle amie vient la consoler et lui prête de l'argent. La morte-saison d'hiver arrive alors. C'est une période qui s'étend de décembre à février où les clients se font plus rares, l'attrait dû à la nouvelle collection s'estompe, il fait froid...
                   Denise s'intéresse aussi aux histoires de cœur de son comptoir et découvre ainsi que Colomban est amoureux de Clara, une vendeuse du même rayon qu'elle, prétentieuse, hautaine, railleuse et caustique et qui ne fait que se moquer de Denise. Celle-ci est également victime d'une rumeur qui veut que son amant soit Jean et Pépé, leur fils.
En mai 1865, Mme Aurélie invite toutes les vendeuses de son rayon dans sa maison de Rambouillet, toutes sauf Denise qui accepte l'invitation de Pauline pour une sortie à Joinville, avec Baugé, l'amant de Pauline. Là, Denise trouve Hutin, un jeune vendeur galant et avenant mais profondément hypocrite, dont elle est un peu amoureuse, dans un restaurant. Elle rencontre également Deloche qui lui confit qu'il est amoureux d'elle mais pour Denise ce n'est malheureusement qu'un simple ami.
                    Juillet arrive et Denise commence à prendre peur : c'est la morte-saison d'été, l'époque des renvois. Bourdoncle, l'adjoint tyrannique de Mouret, renvoie pour un rien, de plus il n'apprécie pas trop Denise, qui pense que si quelqu'un doit être licencié dans son comptoir, ce sera elle. En réalité, Bourdoncle ne fait qu'exécuter les ordres de Mouret : celui-ci veut conserver son image de patron paternel, tout en continuant à virer pour économiser. Denise est alors obligée, à cause des sommes d'argent demandées par son frère, de coudre des nœuds de cravate la nuit, donnés gentiment par Robineau, le second à la soie. On découvre aussi que Hutin veut la place de second de Robineau et fait tout pour le faire partir.
Petit à petit, naît entre Denise et Mouret une sorte de complicité dont aucun des deux ne comprend qu'il s'agit en fait d'un véritable coup de foudre : en effet, ni l'un ni l'autre ne sait ce qu'est l'amour, qu'il s'agisse de la naïve Denise ou du déjà trop expérimenté Mouret, habitué à des relations sans lendemain.
                      Un jour de juillet, Pauline et Denise sont surprises à bavarder par Jouve (les vendeuses n'ont en effet pas le droit de communiquer entres elles), celui-ci n'en parle pourtant pas à Bourdoncle. Jouve fait alors des avances à Denise, comme à d'autres vendeuses. Celle-ci refuse catégoriquement, et l'inspecteur veut se venger. Un peu plus tard, elle rencontre Jean qui veut encore une fois lui demander de l'argent. Elle se fait alors surprendre par Jouve qui croit que c'est son amant. L'inspecteur va alors enfin faire son rapport à Bourdoncle. Denise est alors renvoyée par Bourdoncle qui n'a pas consulté Mouret avant de prendre cette décision. Mouret est alors victime de son système de renvois : apprenant le renvoi de Denise, il s'énerve contre Bourdoncle car il voit là une tentative d'échapper à son pouvoir (alors que c'est comme ça traditionnellement, que cela se passe). Il se renseigne et découvre donc que Jean est son frère et parle même de reprendre Denise : une bien étrange attitude aux yeux de Bourdoncle. C'est à ce moment-là que les autres personnages commencent à sentir la tendresse de Mouret pour Denise.
                    Denise loue alors une chambre chez Bourras, un petit vendeur de parapluies très hostile à Mouret et virulemment opposé à son gigantesque magasin à bas prix. Quelques fois, Colomban vient la voir pour lui parler de Clara dont il est amoureux. Denise va de petits boulots en petits boulots jusqu'en septembre, lorsque Bourras l'embauche chez lui, par charité.
                   En janvier 1866, conseillée par Deloche, elle entre comme vendeuse chez Robineau qui, lui aussi renvoyé du « Bonheur » a repris la boutique de Vinçard. Hutin est donc second et Favier premier vendeur à la soie. Robineau, aidé par Gaujean, décide de batailler contre le Paris-Bonheur de Mouret, la soie miracle. Lui aussi décide de créer sa faille (soie noire). Mais Mouret baisse le prix du Paris-Bonheur devant les yeux effarés de ses salariés. Puis Robineau baisse. Et ainsi de suite. Finalement, c'est Mouret qui gagne la partie mais Robineau a perdu beaucoup d'argent.
                   Au printemps, Mouret achète l'hôtel Duvillard qui se trouve entre la boutique de Bourras et le « Bonheur ». Bourras, lui aussi est en pleine lutte avec Mouret pour lui prendre des clientes mais comme avec Robineau, c'est Mouret qui gagne.
                  En juillet 1866, Denise, un an après son renvoi, promène comme d'habitude Pépé aux jardins des Tuileries. C'est là qu'elle rencontre Mouret, qui se rend chez Mme Desforges. Mouret préfère retarder sa visite et se promener avec Denise. Il lui propose de revenir et bavarde un moment avec elle des grands magasins. C'est là qu'il se rend compte qu'il en est amoureux. Mouret va même jusqu'à dire n'importe quoi pour rester avec elle. Mais finalement, il se rend compte en apercevant les fenêtres de Mme Desforges qu'il ne peut pas la retenir davantage et s'en va. En revenant chez Bourras, Denise apprend que le loueur de celui-ci a vendu sa maison à Mouret et que le bail de Bourras n'est plus que de neuf ans.
Le lendemain, Denise vient dîner chez son oncle Baudu. Les affaires de celui-ci ne cessent d'empirer tandis que le « Bonheur » s'agrandit avec la construction de la rue du Dix-Décembre dont avait parlé Mouret et le baron Hartmann. Geneviève, la fille de M Baudu, qui est amoureuse de Colomban va très mal : elle sait que celui-ci est amoureux de Clara. De plus le mariage de Geneviève avec le jeune homme est repoussé car le père de la jeune fille ne veut pas laisser à Colomban une boutique en faillite. Denise essaie de raisonner Colomban mais celui-ci explique qu'il aime réellement Clara.
                      Plus les mois passent et plus le grand magasin ruine les boutiques. En décembre 1866, Baudu est obligé de vendre sa maison de Rambouillet aux Lhomme alors que Robineau est ruiné. Le « Vieil Elbeuf » n'arrête pas de perdre des clients notamment Mme Bourdelais qui était une de ses plus fidèles clientes.
Voyant que Robineau n'a plus besoin d'elle mais qu'il n'ose pas le lui dire, Denise décide de revenir au « Bonheur » comme Mouret le lui a proposé.
En février 1867, elle reprend donc son travail dans le grand magasin. Le 14 mars 1867, c'est la vente des nouveautés d'été : toutes les clientes se retrouvent au « Bonheur » et font des folies. De plus, Mouret a inventé un nouveau système, les rendus : quand une cliente ne est pas satisfaite du produit, elle le ramène et est remboursée. Comme Mme Frédéric, seconde à le soie a démissionné, c'est Denise qui prend sa place de seconde aux confections. Pauline aiguise la jalousie de Denise en lui répétant que Mouret est amoureux de Clara, qui est elle aussi sa maîtresse. Bouthemont va d'ailleurs informer Madame Desforges (la maîtresse « officielle » de Mouret) de la concurrence d'une seconde maîtresse travaillant aux confections mais il omet de préciser qu'il s'agit de Clara. La veuve décide alors d'aller trouver la jeune femme mais elle tombe sur Denise et la prend pour sa rivale. Depuis que Hutin a pris la place de second à la soie (renvoi de Robineau), il est devenu hautain avec ses collègues et même avec Favier, son ancien ami. Lors d'un rendez-vous, Mouret cherche à séduire Denise avec la recette de la journée mais c'est un échec: non seulement elle refuse ses avances mais en plus la vue de l'argent la blesse. Cependant elle est quand même bouleversée par ce retournement de situation. En effet, elle est troublée quand il lui parle. Bourdoncle, pressentant une liaison sérieuse, surgit dans le bureau sous le prétexte du nombre de clientes de la journée, au grand damne de Mouret.
                   Depuis qu'elle a été reprise au « Bonheur » et qu'elle est seconde, Denise est beaucoup plus respectée dans son rayon et ne connaît plus de problèmes d'argent. Le premier dimanche d'août 1867, le jour de l'inventaire, Denise se remet d'une entorse. Elle reçoit une lettre de Mouret qui l'invite à dîner le soir avec lui. Elle est au courant des légendes de ce dîner : Clara (ancienne maîtresse de Mouret) et d'autres y sont déjà allées. Denise refuse le parallèle mais se rend compte qu'elle en est amoureuse, grâce notamment à sa jalousie. Dans la journée, elle se retrouve seule avec lui. Elle refuse toujours ses avances et ne veut pas aller au dîner, malgré les discours et les pleurs de Mouret. Elle prétend devoir dîner chez son oncle, ce qui ne convainc pas Mouret. Celui-ci devient brutal, mais Denise refuse d'être une aventure de passage. Cela étonne Mouret de plus en plus. Denise s'en va et l'homme la suit d'un regard desespéré. Contrairement aux rumeurs qui circulent sur elle dans le magasin, elle n'a pas cédé à son patron. En août, Baugé qui a quitté le « Bon Marché » et qui travaille maintenant au « Bonheur » se marie avec Pauline.
                   Mme Desforges trouve comme stratagème pour faire avouer à Mouret qu'il en aime une autre, de faire venir Denise chez elle pour retoucher un manteau et de l'insulter en présence de Mouret. Ce dernier ne voit presque plus sa maîtresse et ne vient que pour parler avec le baron Hartmann. Mouret convainc d'ailleurs celui-ci de faire d'autres agrandissements de son magasin. Comme Mouret s'ennuie chez elle, il vient avec son ami Paul de Vallagnosc. Mouret, après avoir compris que Denise faisait une retouche chez Mme Desforges, commence à se douter de la ruse. Elle excite la jalousie de Denise et l'insulte. Mouret met fin aux injures et la console. Le patron du « Bonheur » rompt enfin avec Mme Desforges.
Bouthemont est renvoyé : Hutin devient premier et Favier second. Mme Desforges, pour se venger, décide de fonder avec Bouthemont un concurrent au « Bonheur » : un nouveau grand magasin nommé « Les quatre saisons ».
                     Le 25 septembre 1867, de nouveaux travaux d'agrandissements commencent. Mignot et Albert Lhomme sont renvoyés pour une affaire de vol. Bourdoncle excite la jalousie de Mouret en disant que Denise a plusieurs amants dans le magasin. Mouret profite d'une erreur de Hutin, un des soi-disant « amants », pour vider son cœur : il sermonne violement le jeune homme et menace de le virer. Hutin est sûr que c'est à cause de Denise. Il se venge alors en la voyant consoler avec Deloche qui pleurt (les bavardages sont strictement interdits). Il appelle Bourdoncle qui appelle Mouret. Celui-ci a une explication avec Denise dans son bureau. En réalité, Denise et Deloche parlaient de leur pays d'enfance car lui aussi a habité Valognes. L'explication d'un directeur avec sa vendeuse devient très rapidement une scène de jalousie passionnée. Mouret reproche à Denise ses amants. Comme elle n'en a aucun et que Mouret ne la croit d'abord pas, elle préfère partir de la maison. Mais le patron du « Bonheur », fol amoureux, barricade la porte. Finalement Denise ne lui cède pas et s'en va. Pourtant elle l'aime. Le lendemain de cette entrevue, Mouret nomme Denise première au rayon costumes pour enfants spécialement créé pour elle. Marguerite passe donc seconde aux confections.
Denise devient alors la « reine » du magasin. Mouret qui est obsédé par elle et qui comprend peu à peu que l'argent ne l'intéresse pas opte pour la tactique de l'amitié. Il entame alors de longues discussions avec elle dans lesquelles Denise lui soumet ses idées : créer un orchestre dans le magasin et prendre des mesures pour améliorer la vie des salariés. Elle devient populaire et tout le monde la respecte même Bourdoncle et Clara qui étaient encore les seuls à s'en méfier. Denise arrive aussi à sauver l'emploi de son amie Pauline, enceinte qui sans elle aurait été renvoyée.
                        En novembre 1867, Denise va rendre visite à sa cousine, Geneviève qui est gravement malade. En effet, Geneviève éprise de Colomban fait venir sa cousine pour la questionner au sujet de celui-ci : il s'est enfui sans donner de réelles explications. Cependant la jeune femme soupçonne qu'il soit parti à la poursuite de Clara la jeune vendeuse dont il est tombé amoureux bien que celle-ci n'éprouve guère de réels sentiments envers lui. Quelques temps plus tard, Geneviève décède. L'enterrement de la jeune fille a lieu le samedi suivant et tous les propriétaires des petites boutiques du quartier sont présents. Plusieurs semaines s'écoulent. Robineau, quant à lui est pris de regrets d'avoir ruiné sa femme (voulant concurrencer le Bonheur, il n'a cessé de baisser les prix, s'endettant fortement). Rongé par les remords, il se jette sous les roues d'un omnibus. Fort heureusement, il n'a qu'une jambe cassée. Suite aux nouvels agrandissements, les petits commerçants sont définitivement ruinés. Mouret rachète la masure de Bourras qui est à la rue.
                     En janvier 1868, la mère de Geneviève décède, laissant son mari dans un désarroi profond. Celui-ci a arrêté la bataille avec la « Bonheur ». Jean annonce à Denise qu'il va se marier avec la nièce du pâtissier, Thérèse.
                     On apprend que Baudu est maintenant dans une maison de retraite et que le magasin de Bouthemont a été incendié. Bouthemont avait pourtant eu une idée que Mouret aurait bien aimé avoir avant lui : faire bénir son magasin. Paul de Vallagnosc se marie avec Blanche de Boves et Joseph avec Mlle de Fontenailles.
                     Un lundi de février, c'est la grande inauguration du magasin enfin terminé. Mouret a choisi de faire une grande exposition de blanc. Tous les meubles, les dentelles, les soies, les étoffes blancs sont sortis. Mme de Boves, elle, n'est plus dupe du manège de son mari qui la trompe avec Mme Guibal. Paradoxalement, elle n'en veut pas à son amie de toujours. Denise annonce sa démission : elle veut partir un mois à Valognes pour se reposer. Hutin est renvoyé (Favier passe donc premier) mais une fois « Les Quatre Saisons » réinstallé, il ira y travaillait. Pendant la journée, Mme de Boves est prise à voler des dentelles, Deloche est renvoyé. Mouret qui s'est rendu compte que Bourdoncle jalousait sa place le renvoie. Pour Mouret, la journée a été radieuse : il atteint enfin les un million de francs de recette dont il a tant rêvés.
                   Alors que Denise s'occupe de ses frères comme une véritable mère, Mouret, ému, décide de la convoquer. Désemparé par son prochain départ, l'homme estime qu'il est temps de la demander en mariage. La jeune femme est hésitante : elle doute du réel amour d'Octave. Mais ses incertitudes s'estompent et Denise accepte enfin.

Posté à: 19:15, lundi 25 juin 2007
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Résumé très développé

          En début d'octobre 1864, Denise Baudu, une jeune Normande de 20 ans originaire de Valognes arrive à Paris avec ses frères Jean et Pépé. En effet, leur père, qui a tenu une teinturerie, est décédé, il y a un an des suites d'une maladie dont est morte leur mère un mois avant lui. C'est justement à la mort de leur père que leur oncle, Baudu, écrit à Denise qu'il y aurait bien une place pour elle dans sa boutique et comme Jean a trouvé une place d'apprenti chez un ivoirier à Paris, elle s'est décidée à partir. Mais depuis un an, les affaires ont mal tournées et Baudu ne peut pas embaucher Denise. Il l'emmène alors chez Vinçard, une autre petite boutique, qui doit être prochainement cédée à Robineau qui travaille au « Bonheur des Dames ».
                 "Au Bonheur des Dames" est un grand magasin, actuellement dirigé par Octave Mouret, fils de François Mouret et Marthe Rougon. Le « Bonheur » a été fondé en 1822 par les frères Deleuze. L'aîné des frères étant décédé, Caroline, sa fille, veuve Hédouin se marie avec Mouret. L'oncle Deleuze et Caroline décédant peu après, Mouret est le seul héritier. Il agrandit le magasin qui ruine peu à peu les boutiques du quartier. Les Baudu, tenant le « Vieil Elbeuf » qui se trouve en façe du « Bonheur », en sont exaspérés. Le système de ce magasin est basé sur le renouvellement du capital, c'est-à-dire que même si les prix ne sont pas élevés, les bénéfices peuvent être très importants si la marchandise est sans cesse et très rapidement renouvelée. Le « Bonheur » est un des seuls magasins à vendre le « Paris-Bonheur », une pièce de soie vendue à perte qui attire la clientèle.
Denise, ne pouvant être embauchée par Vinçard, décide d'aller chercher du travail au « Bonheur des Dames ». Là, elle rencontre Henri Deloche, un grand timide pas très à l'aise qui cherche aussi du travail.
                   Chez Mme Desforges, Mouret rencontre le baron Hartmann qui pourrait l'aider à financer les agrandissements de son magasin. En effet le Crédit Immobilier veut faire construire la rue du Dix-Décembre qui passerait devant le « Bonheur ». Mouret voudrait donc s'associer avec lui pour faire du « Bonheur » le plus vaste magasin de Paris qui serait entouré par la rue du Dix-Décembre, la rue Michodière, la rue de Choiseul, la rue Neuve-Saint-Augustin et la rue Monsigny.
                    Grâce à Mouret, qui a remarquée Denise malgré ses allures de paysanne, la jeune femme est engagé par Bourdoncle, l'adjoint au patron, au rayon des confections. En plus de travailler, elle est logée dans une chambre dans le magasin.
Le lundi 10 octobre, c'est son premier jour de travail et c'est aussi celui de la vente des nouveautés d'hiver. Et Denise doit subir les railleries des vendeuses qui, se moquant de ses souliers et de sa chevelure difficile à coiffer, ne lui laissent aucune vente importante. Ainsi, fatiguée de ranger les manteaux dépliés, elle s'angoisse le soir dans sa chambre car elle ne sait pas comment elle va payer la pension de Pépé, gardé par une vieille dame. Jean, ne comprenant pas son désespoir, lui demande des sommes importantes d'argent qu'elle gagne difficilement pour se dépêtrer de ses aventures amoureuses. Il sait manipuler sa sœur : il lui fait même croire qu'il va se faire tuer par un mari jaloux. Heureusement, un soir, Pauline, sa nouvelle amie vient la consoler et lui prête de l'argent. La morte-saison d'hiver arrive alors. C'est une période qui s'étend de décembre à février où les clients se font plus rares, l'attrait dû à la nouvelle collection s'estompe, il fait froid...
                   Denise s'intéresse aussi aux histoires de cœur de son comptoir et découvre ainsi que Colomban est amoureux de Clara, une vendeuse du même rayon qu'elle, prétentieuse, hautaine, railleuse et caustique et qui ne fait que se moquer de Denise. Celle-ci est également victime d'une rumeur qui veut que son amant soit Jean et Pépé, leur fils.
En mai 1865, Mme Aurélie invite toutes les vendeuses de son rayon dans sa maison de Rambouillet, toutes sauf Denise qui accepte l'invitation de Pauline pour une sortie à Joinville, avec Baugé, l'amant de Pauline. Là, Denise trouve Hutin, un jeune vendeur galant et avenant mais profondément hypocrite, dont elle est un peu amoureuse, dans un restaurant. Elle rencontre également Deloche qui lui confit qu'il est amoureux d'elle mais pour Denise ce n'est malheureusement qu'un simple ami.
                    Juillet arrive et Denise commence à prendre peur : c'est la morte-saison d'été, l'époque des renvois. Bourdoncle, l'adjoint tyrannique de Mouret, renvoie pour un rien, de plus il n'apprécie pas trop Denise, qui pense que si quelqu'un doit être licencié dans son comptoir, ce sera elle. En réalité, Bourdoncle ne fait qu'exécuter les ordres de Mouret : celui-ci veut conserver son image de patron paternel, tout en continuant à virer pour économiser. Denise est alors obligée, à cause des sommes d'argent demandées par son frère, de coudre des nœuds de cravate la nuit, donnés gentiment par Robineau, le second à la soie. On découvre aussi que Hutin veut la place de second de Robineau et fait tout pour le faire partir.
Petit à petit, naît entre Denise et Mouret une sorte de complicité dont aucun des deux ne comprend qu'il s'agit en fait d'un véritable coup de foudre : en effet, ni l'un ni l'autre ne sait ce qu'est l'amour, qu'il s'agisse de la naïve Denise ou du déjà trop expérimenté Mouret, habitué à des relations sans lendemain.
                      Un jour de juillet, Pauline et Denise sont surprises à bavarder par Jouve (les vendeuses n'ont en effet pas le droit de communiquer entres elles), celui-ci n'en parle pourtant pas à Bourdoncle. Jouve fait alors des avances à Denise, comme à d'autres vendeuses. Celle-ci refuse catégoriquement, et l'inspecteur veut se venger. Un peu plus tard, elle rencontre Jean qui veut encore une fois lui demander de l'argent. Elle se fait alors surprendre par Jouve qui croit que c'est son amant. L'inspecteur va alors enfin faire son rapport à Bourdoncle. Denise est alors renvoyée par Bourdoncle qui n'a pas consulté Mouret avant de prendre cette décision. Mouret est alors victime de son système de renvois : apprenant le renvoi de Denise, il s'énerve contre Bourdoncle car il voit là une tentative d'échapper à son pouvoir (alors que c'est comme ça traditionnellement, que cela se passe). Il se renseigne et découvre donc que Jean est son frère et parle même de reprendre Denise : une bien étrange attitude aux yeux de Bourdoncle. C'est à ce moment-là que les autres personnages commencent à sentir la tendresse de Mouret pour Denise.
                    Denise loue alors une chambre chez Bourras, un petit vendeur de parapluies très hostile à Mouret et virulemment opposé à son gigantesque magasin à bas prix. Quelques fois, Colomban vient la voir pour lui parler de Clara dont il est amoureux. Denise va de petits boulots en petits boulots jusqu'en septembre, lorsque Bourras l'embauche chez lui, par charité.
                   En janvier 1866, conseillée par Deloche, elle entre comme vendeuse chez Robineau qui, lui aussi renvoyé du « Bonheur » a repris la boutique de Vinçard. Hutin est donc second et Favier premier vendeur à la soie. Robineau, aidé par Gaujean, décide de batailler contre le Paris-Bonheur de Mouret, la soie miracle. Lui aussi décide de créer sa faille (soie noire). Mais Mouret baisse le prix du Paris-Bonheur devant les yeux effarés de ses salariés. Puis Robineau baisse. Et ainsi de suite. Finalement, c'est Mouret qui gagne la partie mais Robineau a perdu beaucoup d'argent.
                   Au printemps, Mouret achète l'hôtel Duvillard qui se trouve entre la boutique de Bourras et le « Bonheur ». Bourras, lui aussi est en pleine lutte avec Mouret pour lui prendre des clientes mais comme avec Robineau, c'est Mouret qui gagne.
                  En juillet 1866, Denise, un an après son renvoi, promène comme d'habitude Pépé aux jardins des Tuileries. C'est là qu'elle rencontre Mouret, qui se rend chez Mme Desforges. Mouret préfère retarder sa visite et se promener avec Denise. Il lui propose de revenir et bavarde un moment avec elle des grands magasins. C'est là qu'il se rend compte qu'il en est amoureux. Mouret va même jusqu'à dire n'importe quoi pour rester avec elle. Mais finalement, il se rend compte en apercevant les fenêtres de Mme Desforges qu'il ne peut pas la retenir davantage et s'en va. En revenant chez Bourras, Denise apprend que le loueur de celui-ci a vendu sa maison à Mouret et que le bail de Bourras n'est plus que de neuf ans.
Le lendemain, Denise vient dîner chez son oncle Baudu. Les affaires de celui-ci ne cessent d'empirer tandis que le « Bonheur » s'agrandit avec la construction de la rue du Dix-Décembre dont avait parlé Mouret et le baron Hartmann. Geneviève, la fille de M Baudu, qui est amoureuse de Colomban va très mal : elle sait que celui-ci est amoureux de Clara. De plus le mariage de Geneviève avec le jeune homme est repoussé car le père de la jeune fille ne veut pas laisser à Colomban une boutique en faillite. Denise essaie de raisonner Colomban mais celui-ci explique qu'il aime réellement Clara.
                      Plus les mois passent et plus le grand magasin ruine les boutiques. En décembre 1866, Baudu est obligé de vendre sa maison de Rambouillet aux Lhomme alors que Robineau est ruiné. Le « Vieil Elbeuf » n'arrête pas de perdre des clients notamment Mme Bourdelais qui était une de ses plus fidèles clientes.
Voyant que Robineau n'a plus besoin d'elle mais qu'il n'ose pas le lui dire, Denise décide de revenir au « Bonheur » comme Mouret le lui a proposé.
En février 1867, elle reprend donc son travail dans le grand magasin. Le 14 mars 1867, c'est la vente des nouveautés d'été : toutes les clientes se retrouvent au « Bonheur » et font des folies. De plus, Mouret a inventé un nouveau système, les rendus : quand une cliente ne est pas satisfaite du produit, elle le ramène et est remboursée. Comme Mme Frédéric, seconde à le soie a démissionné, c'est Denise qui prend sa place de seconde aux confections. Pauline aiguise la jalousie de Denise en lui répétant que Mouret est amoureux de Clara, qui est elle aussi sa maîtresse. Bouthemont va d'ailleurs informer Madame Desforges (la maîtresse « officielle » de Mouret) de la concurrence d'une seconde maîtresse travaillant aux confections mais il omet de préciser qu'il s'agit de Clara. La veuve décide alors d'aller trouver la jeune femme mais elle tombe sur Denise et la prend pour sa rivale. Depuis que Hutin a pris la place de second à la soie (renvoi de Robineau), il est devenu hautain avec ses collègues et même avec Favier, son ancien ami. Lors d'un rendez-vous, Mouret cherche à séduire Denise avec la recette de la journée mais c'est un échec: non seulement elle refuse ses avances mais en plus la vue de l'argent la blesse. Cependant elle est quand même bouleversée par ce retournement de situation. En effet, elle est troublée quand il lui parle. Bourdoncle, pressentant une liaison sérieuse, surgit dans le bureau sous le prétexte du nombre de clientes de la journée, au grand damne de Mouret.
                   Depuis qu'elle a été reprise au « Bonheur » et qu'elle est seconde, Denise est beaucoup plus respectée dans son rayon et ne connaît plus de problèmes d'argent. Le premier dimanche d'août 1867, le jour de l'inventaire, Denise se remet d'une entorse. Elle reçoit une lettre de Mouret qui l'invite à dîner le soir avec lui. Elle est au courant des légendes de ce dîner : Clara (ancienne maîtresse de Mouret) et d'autres y sont déjà allées. Denise refuse le parallèle mais se rend compte qu'elle en est amoureuse, grâce notamment à sa jalousie. Dans la journée, elle se retrouve seule avec lui. Elle refuse toujours ses avances et ne veut pas aller au dîner, malgré les discours et les pleurs de Mouret. Elle prétend devoir dîner chez son oncle, ce qui ne convainc pas Mouret. Celui-ci devient brutal, mais Denise refuse d'être une aventure de passage. Cela étonne Mouret de plus en plus. Denise s'en va et l'homme la suit d'un regard desespéré. Contrairement aux rumeurs qui circulent sur elle dans le magasin, elle n'a pas cédé à son patron. En août, Baugé qui a quitté le « Bon Marché » et qui travaille maintenant au « Bonheur » se marie avec Pauline.
                   Mme Desforges trouve comme stratagème pour faire avouer à Mouret qu'il en aime une autre, de faire venir Denise chez elle pour retoucher un manteau et de l'insulter en présence de Mouret. Ce dernier ne voit presque plus sa maîtresse et ne vient que pour parler avec le baron Hartmann. Mouret convainc d'ailleurs celui-ci de faire d'autres agrandissements de son magasin. Comme Mouret s'ennuie chez elle, il vient avec son ami Paul de Vallagnosc. Mouret, après avoir compris que Denise faisait une retouche chez Mme Desforges, commence à se douter de la ruse. Elle excite la jalousie de Denise et l'insulte. Mouret met fin aux injures et la console. Le patron du « Bonheur » rompt enfin avec Mme Desforges.
Bouthemont est renvoyé : Hutin devient premier et Favier second. Mme Desforges, pour se venger, décide de fonder avec Bouthemont un concurrent au « Bonheur » : un nouveau grand magasin nommé « Les quatre saisons ».
                     Le 25 septembre 1867, de nouveaux travaux d'agrandissements commencent. Mignot et Albert Lhomme sont renvoyés pour une affaire de vol. Bourdoncle excite la jalousie de Mouret en disant que Denise a plusieurs amants dans le magasin. Mouret profite d'une erreur de Hutin, un des soi-disant « amants », pour vider son cœur : il sermonne violement le jeune homme et menace de le virer. Hutin est sûr que c'est à cause de Denise. Il se venge alors en la voyant consoler avec Deloche qui pleurt (les bavardages sont strictement interdits). Il appelle Bourdoncle qui appelle Mouret. Celui-ci a une explication avec Denise dans son bureau. En réalité, Denise et Deloche parlaient de leur pays d'enfance car lui aussi a habité Valognes. L'explication d'un directeur avec sa vendeuse devient très rapidement une scène de jalousie passionnée. Mouret reproche à Denise ses amants. Comme elle n'en a aucun et que Mouret ne la croit d'abord pas, elle préfère partir de la maison. Mais le patron du « Bonheur », fol amoureux, barricade la porte. Finalement Denise ne lui cède pas et s'en va. Pourtant elle l'aime. Le lendemain de cette entrevue, Mouret nomme Denise première au rayon costumes pour enfants spécialement créé pour elle. Marguerite passe donc seconde aux confections.
Denise devient alors la « reine » du magasin. Mouret qui est obsédé par elle et qui comprend peu à peu que l'argent ne l'intéresse pas opte pour la tactique de l'amitié. Il entame alors de longues discussions avec elle dans lesquelles Denise lui soumet ses idées : créer un orchestre dans le magasin et prendre des mesures pour améliorer la vie des salariés. Elle devient populaire et tout le monde la respecte même Bourdoncle et Clara qui étaient encore les seuls à s'en méfier. Denise arrive aussi à sauver l'emploi de son amie Pauline, enceinte qui sans elle aurait été renvoyée.
                        En novembre 1867, Denise va rendre visite à sa cousine, Geneviève qui est gravement malade. En effet, Geneviève éprise de Colomban fait venir sa cousine pour la questionner au sujet de celui-ci : il s'est enfui sans donner de réelles explications. Cependant la jeune femme soupçonne qu'il soit parti à la poursuite de Clara la jeune vendeuse dont il est tombé amoureux bien que celle-ci n'éprouve guère de réels sentiments envers lui. Quelques temps plus tard, Geneviève décède. L'enterrement de la jeune fille a lieu le samedi suivant et tous les propriétaires des petites boutiques du quartier sont présents. Plusieurs semaines s'écoulent. Robineau, quant à lui est pris de regrets d'avoir ruiné sa femme (voulant concurrencer le Bonheur, il n'a cessé de baisser les prix, s'endettant fortement). Rongé par les remords, il se jette sous les roues d'un omnibus. Fort heureusement, il n'a qu'une jambe cassée. Suite aux nouvels agrandissements, les petits commerçants sont définitivement ruinés. Mouret rachète la masure de Bourras qui est à la rue.
                     En janvier 1868, la mère de Geneviève décède, laissant son mari dans un désarroi profond. Celui-ci a arrêté la bataille avec la « Bonheur ». Jean annonce à Denise qu'il va se marier avec la nièce du pâtissier, Thérèse.
                     On apprend que Baudu est maintenant dans une maison de retraite et que le magasin de Bouthemont a été incendié. Bouthemont avait pourtant eu une idée que Mouret aurait bien aimé avoir avant lui : faire bénir son magasin. Paul de Vallagnosc se marie avec Blanche de Boves et Joseph avec Mlle de Fontenailles.
                     Un lundi de février, c'est la grande inauguration du magasin enfin terminé. Mouret a choisi de faire une grande exposition de blanc. Tous les meubles, les dentelles, les soies, les étoffes blancs sont sortis. Mme de Boves, elle, n'est plus dupe du manège de son mari qui la trompe avec Mme Guibal. Paradoxalement, elle n'en veut pas à son amie de toujours. Denise annonce sa démission : elle veut partir un mois à Valognes pour se reposer. Hutin est renvoyé (Favier passe donc premier) mais une fois « Les Quatre Saisons » réinstallé, il ira y travaillait. Pendant la journée, Mme de Boves est prise à voler des dentelles, Deloche est renvoyé. Mouret qui s'est rendu compte que Bourdoncle jalousait sa place le renvoie. Pour Mouret, la journée a été radieuse : il atteint enfin les un million de francs de recette dont il a tant rêvés.
                   Alors que Denise s'occupe de ses frères comme une véritable mère, Mouret, ému, décide de la convoquer. Désemparé par son prochain départ, l'homme estime qu'il est temps de la demander en mariage. La jeune femme est hésitante : elle doute du réel amour d'Octave. Mais ses incertitudes s'estompent et Denise accepte enfin.

Posté à: 19:15, lundi 25 juin 2007
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Les Personnages

La dynastie des Lhomme :

-Mme Aurélie : employée du « Bonheur », première (chef de rayon) au rayon confections, femme de M Lhomme
- M Lhomme : employé du « Bonheur », premier caissier, mari de Mme Aurélie
-Lhomme Albert : employé du « Bonheur », caissier puis renvoyé, fils des Lhomme

Les Baudu :

-M. Baudu : oncle de Denise, tient une boutique de tissus
-Colomban : employé des Baudu
-Denise : normande, 20 ans, employée du « Bonheur », vendeuse au rayon confections puis renvoyée puis reprise vendeuse puis seconde aux confections puis première (chef de rayon) au rayon costumes pour enfant
-Baudu Elisabeth : épouse de M Baudu
-Baudu Geneviève : fille des Baudu
-Jean : frère de Denise, 16 ans
-Pépé : frère de Denise, 5 ans


Les clients du « Bonheur » :

-Blanche : fille de Mme de Boves, 20 ans
-Mme Bourdelais : 30 ans, amie de Mme Desforges
-M Bourdelais : sous-chef du ministère des finances
-Mme Boutarel : vient de la campagne, dépensière
-Mme de Boves : 45 ans, comtesse, amie de Mme Desforges
-M de Boves : comte, trompe de sa femme
-Mme Desforges Henriette : 35 ans, maîtresse de Mouret, veuve, jalouse
-Edmond : 8 ans, enfant de Mme Bourdelais
-Mlle Fanny : ouvrière
-Mme Guibal : économe, maîtresse de M de Boves, amie de Mme Desforges
-M Guibal : avocat, ne voit pas beaucoup sa femme
-Lucien : 4 ans, enfant de Mme Bourdelais
-Madeleine : 10 ans, fille de Mme Bourdelais
-Mme Marty : 35 ans, dépensière, amie de Mme Desforges
-M Marty : professeur au lycée Bonaparte
-de Vallagnosc Paul : travaille au ministère de l'intérieur, amant puis mari de Blanche de Boves, ami de Mouret
-Valentine : fille de Mme Marty, 14 ans


Les employés du « Bonheur » :

-Bourdoncle : adjoint du patron puis renvoyé
-Bouthemont : premier (chef de rayon) à la soie puis renvoyé
-Mme Cabin : femme de ménage
-Cugnot Pauline : amie de Denise, vendeuse au rayon lingerie
-Deloche : vendeur au rayon dentelles puis renvoyé-Mlle de Fontenailles : marquise, pauvre, protégée d'Henriette, maîtresse puis femme de Joseph
-Favier :vendeur au rayon soie puis premier vendeur puis second puis premier (chef de rayon)
-Mme Frédéric : veuve, seconde aux confections puis démission
-Hutin : premier vendeur au rayon soie puis second puis premier (chef de rayon) puis renvoyé
-Joseph : empaquette les paquets, ami d'Albert Lhomme
-Jouve : inspecteur, surveille les vols
-Levasseur : chef de service (commandes de l'étranger)
-Liénard :vendeur au rayon laine-Vadon Marguerite : première vendeuse au rayon confections puis seconde puis démission
-Mignot : vendeur au rayon gants puis renvoyé
-Pierre : serveur au réfectoire
-Prunaire Clara : vendeuse au rayon confections puis disparue
-Robineau : second à la soie puis renvoyé
-Victor : serveur au réfectoire


Les petits commerçants :

-Bédoré et sa soeur : dirigeants de la bonneterie
-Bourras : vendeur de parapluies
-Cornaille: propriétaire d'une boutique à Valognes où travaillait Denise avant d'arriver à Paris
-Deslignières : bimbelotier
-Finet Aristide : fondateur de la boutique des Baudu
-Grognet : parfumeur
-Hauchecorne : successeur de Finet
-Naud : cordonnier
-Piot et Rivoire : marchands de meubles
-Quinette : vendeur de gants
-Mme Sauveur : dirigeante d'une boutique de tissus
-Mlle Tatin : lingère
-frères Vanpouille : vendeurs de fourrures
-Vinçard : vendeur de tissus puis restaurateur


Autres:

-Baugé: vendeur au « Bon Marché » puis au « Bonheur », amant puis mari de Pauline
-Gaujean : fabricant de soie à Paris, ami de Robineau
-Mme Gras : nourrice de Pépé
-Baron Hartmann: riche, président du Crédit Immobilier
-Mouret Octave : patron du « Bonheur »
-Thérèse : nièce du pâtissier, maîtresse puis femme de Jean


Remarque:   Le Bonheur est un magasin extrêmement bien organisé hiérarchiquement parlant:dans chaque rayon le grade le plus bas est "1er vendeur", ensuite oon passe "second" et enfin "premier", c'est-à-dire chef de rayon:
1er vendeur => second => premier

Posté à: 19:11, lundi 25 juin 2007
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Mon rêve

Depuis toute petite, je me passionne pour la mode du XIXème siècle. Un siècle facinant avec toutes ces robes à tournures, ces corsets, ces ombrelles, ces éventailles ...

 

 

 

Récemment, j'ai lu "Aux bonheur des Dames " de Zola (un livres extraordinaire à lire au moins une fois dans sa vie ) et quand on ferme les yeux on crois vivre l'histoire : c'est magique


Posté à: 14:57, mercredi 9 mai 2007
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